À la recherche de nouvelles perspectives – la vallée de la Jacques-Cartier

Retourner souvent au même endroit, comme dans le cas de la Jacques-Cartier, pendant des années, ça veut parfois dire être un peu piégé dans les mêmes perspectives. J’ai donc essayé de trouver comment vous amener la vallée sous un nouvel angle. Résultat.

Récemment, je me suis fait un beau cadeau à moi-même, après en avoir rêvé durant des années : un Dicapac, une version « pauvre » des gros étuis (genre Aquatech Imaging Solutions) pour mettre un appareil photo dans l’eau, qui lui bien sûr, à la base, n’est pas fait pour être immergé. 

Après une randonnée d’équipe, avec le travail, je suis donc restée dans la vallée pour attendre le coucher de soleil. L’été disait doucement bonjour à l’automne : les fins de journée commençaient à être fraîches, les nuits encore plus, alors vous imaginez la température de l’eau… J’avais en tête d’entrer au complet dans la rivière et d’y rester un petit moment pour trouver mon angle. Cependant, juste me tremper les jambes a été bien assez : ouille! Ça picotait. Mi-cuisse aura finalement fait l’affaire. 

J’avais choisi mon « spot » : derrière le chalet d’accueil au kilomètre 10. Pas très original ni hors des sentiers battus, vous me direz. Mais à cet endroit, non-seulement le paysage s’ouvre-t-il pour nous dévoiler tout l’arrière de la vallée, mais un petit affluent de la rivière y a aussi été canalisé et tombe bruyamment dans la rivière, lorsque le niveau de celle-ci est assez bas. Vous me suivez… Petite chute implique petites bulles, ici. Ainsi donc, après avoir pris quelques belles, mais normales, images de la vallée, j’ai demandé à la dame qui partageait ma petite plage si je pouvais envahir sa bulle quelques instants, pour moi, aller capturer des bulles. On a bien ri : ça prenait bien une photographe pour voir des détails comme ça, dans un cadre aussi immense, et avoir envie de se tremper pour les capturer!

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Plus tard, mon ami François m’a rejoint (photographe aussi, vous irez jeter un oeil à ses photos sur Instagram : @francoispre) pour la fin du coucher de soleil. Un peu plus proche du pont qui traverse la rivière, près du chalet d’accueil, la rivière est plus calme, puisque plus loin du petit affluent. Durant une longue exposition, sans le faire exprès, j’ai bougé le trépied sur lequel était mon appareil. Surprise! Ça a comme donné un nouveau paysage, combiné avec le naturel. J’ai donc joué avec ça : forêt boréale soudain gigantesque! 

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Il y a des sorties photo comme ça, où on en revient particulièrement heureux de nos images. Ça, ça en était une. C’est bien beau prendre de jolis paysages, mais quand notre démarche nous mène plus loin, et qu’on arrive à un résultat qui sort de l’ordinaire, on se dit que nos efforts, cette fois, ont été bien récompensés. 

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