Le Québec en automne – le Parc national de la Mauricie

Véritable succession de cours d’eau, le parc national de la Mauricie ne compte pas moins de 150 lacs. Et peut-être autant de rivières et de ruisseaux! C’est la fonte des glaciers qui, il y a 10 000 ans, a favorisé la création de ces lacs et rivières, qui couvrent maintenant 7% de la superficie du parc (Parcs Canada, 2018). C’était la première fois que je mettais les pieds dans cet endroit : on a pensé y faire un arrêt, la fin de semaine passée, avant d’aller voir le spectacle de Kim Churchill à Shawinigan. Ce n’est pas si loin de Québec, en fait – mais je suis naturellement plus portée à aller explorer la Jacques-Cartier que la Mauricie. Premières amours, vous direz! Et pourtant. Que de beaux paysages! Comme on n’avait pas tant de temps, on a opté pour une randonnée somme toute assez courte, mais magnifique : le secteur Saint-Gérard et l’arrivée au lac Parker.

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Le territoire a été utilisé durant 120 ans pour l’exploitation forestière : coupe et drave ont nécessité nombre de barrages et de chemins, dont les traces sont encore bien visibles aujourd’hui. Ça a aussi été un petit paradis de chasse et de pêche pour les clubs privés, l’endroit ne faisant pas exception en la matière : chaque année, de nombreux riches Américains venaient y prendre leurs précieuses prises (Parcs Canada, 2018)! 

En débarquant de l’auto, donc, on est déjà près d’un lac – qu’on imagine ayant eu de belles eaux poissonneuses, un jour. Plus on marche, plus les bruits « humains » se font rares – presque inexistants. En cours de route, chance! Ou presque malchance… de gros nuages sombres sont apparus derrière nous, et le vent : pas de pluie toutefois! Juste un bel arc-en-ciel, traversant le lac de bord en bord : il aurait fallu un canot pour aller chercher la marmite d’or à ses pieds! Le spectacle était magnifique, entre les nuages blanc clair, les feuilles tourbillonnant et le ciel bleu profond.

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Plus loin, alors que le pont devant nous était fermé, on s’est dirigées vers la chute Parker et son lac, en amont, qui ouvre une perspective magnifique sur des eaux bleues et une forêt presque endormie. C’est drôle, mais même en refaisant les mêmes activités plusieurs fois (disons que je suis en nature assez souvent), ça m’a donné l’impression, ou à peu de choses près, le même sentiment que de tomber en amour. Un gros coup de foudre, qui donne presque des ailes. D’où vient cet attachement à la nature? Quand est-ce que ça a été développé, à l’enfance? Tôt, j’imagine… Et une sensibilité naturelle a dû finir de faire les choses. Mais vu comme ça, on s’imagine que c’est assez facile, de tomber amoureux de cet endroit… Voyez par vous-même.

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